dimanche 20 novembre 2016

ASSEMBLEE GENERALE 2017.


ASSEMBLEE GENERALE 2016 DE RESGEND

Cette belle réunion de cohésion, d’informations, d’échanges et de camaraderie s’est tenue hier samedi 19 Novembre à la DGGN (Direction générale de la gendarmerie nationale).

   
Elle fut honorée par la présence des autorités et personnalités suivantes :

_Général LIZUREY,  directeur général

_Général COROIR, commandant des réserves,

_Général STRUB, commandant en second la RGIF (région de gendarmerie d’Ile de France)

_Général PONCELIN du RAUCOURT, secrétaire général de la Garde nationale,

_Général (2s) JACQUET, ex-major général,

_Général  (2s) CHOPIN, représentant l’AGPM (association générale de prévoyance militaire)

_Colonel BOURRET, représentant le général VECHAMBRE, IGAG (Inspecteur général des armées-gendarmerie)

Plus un invité passionnant : le colonel britannique BORNEMAN, attaché de défense de l’ambassade de Grande-Bretagne.

Etaient également présents des camarades de la police autrichienne et de la gendarmerie suisse.

Après un temps de silence à la mémoire des gendarmes morts en service, le  colonel (h) SOBOL, président de RESGEND esquissa le rapport moral :

RESGEND se porte bien, les effectifs croissent de manière régulière : 1170 adhésions enregistrées à ce jour.

L’ancrage dans le paysage gendarmerie se poursuit avec la signature de la charte des associations, l’ intégration dans l’Entente des associations, le partenariat réserve citoyenne. Le soutien financier aux enfants de notre camarade Lionel PILLOT se poursuit.

« Bleu Défense », la revue de RESGEND est envoyée aux décideurs politiques (députés, sénateurs…) en plus des adhérents et unités et contribue donc à la connaissance de l’Arme. Ses colonnes sont ouvertes à tous les adhérents qui ont la liberté de proposer un ou des articles au comité de rédaction.

Les drames de Viry-Chatillon et de Magnanville sont également évoqués, concrétisant (en plus des attentats de masse) l’état de guerre que subit notre pays.

C’est donc devant une salle bien remplie et attentive que le général COROIR inaugura la série d’exposés.

« Le drame du 14 Juillet à Nice a constitué un basculement. Il a engendré une prise de conscience : la seule marge de manœuvre disponible est la réserve de la gendarmerie. Nous sommes passés en une semaine de 2000 réservistes par jour sur le terrain à 3000 et pris la décision en urgence de former 500 jeunes en Août à Beynes, Tulle, Montluçon.

Pourquoi changer la délégation aux réserves en commandement des réserves ? Parce que celui-ci aura deux fonctions :

_En cas de crise, il « prendra la main » pour organiser des manœuvres au plan national

_De même, pour organiser rapidement des formations, comme il l’a fait en Août avec le renfort d’officiers de l’IGAG.

L’objectif est de 40.000 réservistes fin 2018, donc il nous faut recruter et former. Il a été nécessaire de recourir à la RO2 (anciens de l’Arme). Le budget l’a permis.  Plus de 1000 personnels nous ont ainsi rejoints. Rappelons que la RO2 représente 28000 personnels disponibles durant 5 ans. Ont été sollicités ceux qui avaient quitté depuis moins de deux ans pour un souci de validité de visite médicale, le service de santé ne peut actuellement répondre aux besoins.

Cette montée en puissance va se poursuivre, nous avons les candidats.

L’objectif de la Garde nationale est de 85000 personnels (40000 gendarmerie, 40000 armées, 5000 police).

La nouvelle formation de quatre semaines conduisant à l’APJA n’a pas nui au recrutement.

Les régions n’ont pas toujours la capacité logistique nécessaire à cette formation. L’objectif  pour 2017 est de 5000. Les centres de formation sont remplis mais Beynes peut encore fournir des places.

Cette formation est le meilleur compromis que l’on pouvait trouver. Le programme a été bâti en fonction. De même, la formation des sous-officiers d’active a été ramenée à huit mois. Nécessité fait loi.

Dans les unités a lieu un suivi, une formation complémentaire, ainsi que du tir (deux tirs de 30 cartouches).

Les interrogations concernant la formation des réservistes  étaient attractivité et « supportabilité ». Les candidats sont cependant venus. La sélection a été renforcée, avec des « filtres » supplémentaires pour éviter les « infiltrations ». 92% des élèves ont été brevetés.

La protection sociale : les réservistes sont de plus en plus exposés. En Décembre 2015 a été mis en place un référent par région (officier de la réserve opérationnelle volontaire). Ils seront réunis le mois prochain. Les dossiers sont traités immédiatement.

Les SGAMI (secrétariat général pour l’administration du ministère de l’Intérieur) ont parfois été longs à réagir. Certains se disent à court d’argent, d’autres déclarent ne pas connaître le problème.

Equipement : l’objectif est que tous les réservistes soient équipés d’un GPB (gilet pare-balles) individuel. Problème : tout le monde (armées, police) en commande, ce qui allonge les délais.

Paiement des missions : soumis à deux validations : commandant de brigade et groupement, ce qui parfois créée localement des délais. Des difficultés peuvent apparaître suivant les groupements. Il est prévu à terme de créer, à l’image de l’active, un  bulletin de solde pour les réservistes.

Réserve citoyenne : pas de tenue, les textes n’en prévoient pas.

Mutations entre régions : c’est déjà le cas pour des « prêts » d’effectifs.

En cas de départ d’une région pour installation dans une autre : des directives ont été données pour accélérer le processus.

Il a été décidé pour simplifier l’accès à la réserve que les GAV (gendarmes adjoints volontaires) qui quittent conservent leur paquetage s’ils souscrivent un ESR.

La carte professionnelle électronique est arrivée partout.

La tenue : on progresse. Il est même prévu d’élargir « Vetigend » à la réserve.

Il faut savoir que entre 15% et 20% des élèves sous-officiers d’active viennent de la réserve.

Après la remise au général  COROIR d’un souvenir par le gendarme suisse, le général STRUB, commandant en second la région de gendarmerie d’Ile de France prend la parole :

Lorsque je suis entré en gendarmerie, on reconnaissait un réserviste à ses rangers et son treillis obsolète. Désormais, on ne les reconnaît plus des actives. L’intégration est faite et réussie.

Pour la RGIF, l’objectif (TERO) est de 1489, mais réalisé : 1635. Le budget initial était de 1,5 millions, porté à 3,8. Nous avons 120 réservistes par jour sur le terrain, soit l’équivalent de deux escadrons.

La répartition géographique est la suivante :

77 (Seine et marne) : 300

78 et 95 : 350

91 : 420

SAPJ (section d’appui judiciaire) : 70

EM ( état-major) : 60

DGGN : 75.

Ils sont employés à tous les renforts et services, y compris SNCF, euro 2016, COP21…

On a quelques emplois en pelotons constitués, mais pas assez. On va continuer. Ainsi seront engagés des pelotons sur le réseau RER.

Garde républicaine : les réservistes ont été à l’époque reversés au GGIP (groupement interdépartemental de Paris, qui regroupait la « petite couronne ». Ils ont été repris en grande couronne, ce qui a généré une « évaporation». Nous en avons fourni à la Garde, notamment pour les journées du patrimoine. On va recréer une réserve de 300 personnels à la Garde, les volontaires sont  actuellement sollicités.

Après la remise par le colonel (h) SOBOL, président de Resgend, d’une plaque souvenir exlatant l’esprit des « Free french » (Français libres de 1940) qui règne à Resgend,e colonel BORNEMAN, attaché de défense de l’ambassade de Grande Bretagne, prend maintenant la parole :

Pour faire face aux défis, il faut du nombre, de la « masse ». Autrefois on privilégiait les chars, les avions, les ordinateurs… aujourd’hui il faut des soldats. La quantité est déjà une qualité. Il faut des actifs plus des réservistes. Il faut des « savoir-faire ». Il faut des gens que l’on peut pazyer quand on les emploie. Finalement, en plus on garde avec la réserve des liens très forts avec la société, car il n’y a plus de service national depuis 1963. Les employeurs n’ont pas le vécu de la vie militaire. On ne voit pas comme en France de militaires dans les rues, ce qui conduit chez nous à dire « les soldats sont dans la rue, la situation est sérieuse ».

Depuis 2003, 29765 réservistes ont été déployés, et 24 sont morts en service.

Quelques exemples :

                                               Regular                                               réserve                                               payés

Fire (pompiers                 44000                                   18000                                   yes

Police                                   125000                                 20000                                   no (en majorité)

Medical                               1,2 M                                    178000                                 yes, si connectés au NHS

RNLI                                      0                                             31500                                   no, tous bénévoles

 (il s’agit de l’équivalent de notre SNSM, sauveteurs en mer)

Il existe une forte tradition de « donner au pays ». L’organisation consiste soit en régiments totalement de réservistes, soit mixte avec active. La plupart sont jumelés avec un régiment d’active.

La cible est de 30000 réservistes entraînés pour l’armée de terre en Avril 2019. C’est un défi. Il va falloir les recruter et… les garder. Le problème est de convaincre de nous rejoindre une partie de la société qui n’est actuellement pas attirée.

Maintenant prend la parole le général PONCELIN de RAUCOURT :

J’ai pu vois la force de l’engagement de tous : actifs, réservistes, etc.

Je suis secrétaire général de la Garde nationale  et du CSRM. La Garde  nationale est composée de deux « piliers » : défense et intérieur. Je suis tête de chaîne du pilier « Défense ».  J’atteste de l’extraordinaire dynamisme des réservistes.

Pour la gendarmerie, l’année 2015 a été une année d’inflexion. Malgré une baisse des effectifs  «  réserves » de 3%, l’activité a été augmentée de 19%, soit 20,6 jours par réserviste.

L’année 2016 est celle de l’accélération. On observe d’abord une augmentation de 4% des effectifs et de plus en plus d’emplois chaque jour sur le terrain. Il y a effectivement un « avant » et un « après » les attentats. La réserve a retrouvé un sens et un élan. La création de la Garde nationale est une opportunité pour le pays. Elle va permettre de pérenniser la dynamique. Cela a été une réponse (16 11 2015) à ces attentats . Il fallait marquer cette création. C’est aussi une réponse à l’attente de nos concitoyens. Les jeunes viennent pour donner, servir. Il faut pouvoir répondre à leurs attentes. La réserve répond à un besoin de cohésion, de résilience. La gendarmerie marque un changement dans la réserve, plus employée, plus jeune, pleinement intégrée à l’active. Nouvelle ambition : après l’effondrement des budgets en 2008, d’où baisse des effectifs, la Garde nationale correspond à une remontée très importante. Ceci va se traduire par cent millions d’euros de budget en plus en 2017, qui permettront pour la gendarmerie d’augmenter le budget et le taux d’activité (20 jours et 27 pour les armées). On doit arriver à 36 jours 1/2. De même, les équipements seront améliorés pour mettre les réservistes au niveau de l’active.

Dans le cadre de l’attractivité, il est prévu de proposer :

_le permis de conduire

_100 euros de prime mensuelle si 37 jours d’activité annuels

_Une prime de fidélité de 250 euros par an pour inciter à renouveler les contrats

_Une valorisation des compétences acquises, spécialement dans les métiers de la sécurité

_Un encouragement fiscal aux entreprises qui « libèrent’ les énergies de leurs réservistes.

Il va falloir aller chercher d’autres mesures pour valoriser, promouvoir la Garde nationale. La gouvernance est assurée par les deux ministères, il est prévu une réunion du comité de direction par an pour prendre des décisions : attractivité, employeurs, fonction publique… le travail entre les deux ministères est constant et efficace.

Fin 2018, les deux « piliers » devraient atteindre 35% d’effectifs en plus, avec un taux d’emploi de 68% en plus. La Garde nationale, ce sera 85000 personnels et 9250 sur le terrain chaque jour.

Le général LIZUREY, directeur général de la gendarmerie nationale, reçoit maintenant le trophée « équipes » de la marche de Nimègue des mains du major (ro) BRASSEUR. Il le remercie en  rappelant que ce trophée symbolise la vie en gendarmerie :  travail en équipe, difficultés à affronter, etc…

Il aborde maintenant le cœur de son propos :

En 2016, la gendarmerie est en marche, engagée, dans une situation sécuritaire (attentats…), dans un combat collectif. La nouveauté est que la situation perdurera, il faut s’y attendre.

Former un réserviste en quatre semaines ? oui et non. On ne peut en attendre une expérience professionnelle, mais c’est valable pour tous ceux qui sortent de formation. La différence est la motivation. Celui qui s’engage dans la réserve a une motivation exceptionnelle. Cette vocation, on l’a ou non. A nous de leur apporter un « socle » technique qui se développera et s’améliorera avec l’expérience. Au début de la carrière d’un réserviste, il sort « accompagné ».

Il est prévu de créer des centres nationaux de formation, activés toute l’année. Aucun problème d’hébergement pour eux, on héberge bien des gendarmes mobiles. Actuellement, ceux-ci sont en mission 230 jours par an, ce qui est très important.

Il faut savoir que sans les réservistes, aujourd’hui la gendarmerie ne pourrait plus fonctionner. Nous avons à faire face au terrorisme, au contrôle des flux, au renseignement…des actions préventives et « curatives ». Nous avons mis en place des PSIG (pelotons de surveillance et d’intervention de la gendarmerie) « sabre » (le tiers transformés en cinq ans). On a créé un 5e peloton dans certains escadrons, qui reste à résidence pour renforcer le groupement local. On a également recréé un escadron.

Cependant, les autres missions n’ont pas disparu. Le contrôle des flux est primordial.

Le nombre des agressions contre des militaires de la gendarmerie augmente, surtout en outre-mer. Ceci est une véritable inquiétude.

La gendarmerie est en mouvement, et ceci nécessite des moyens. 2400 sous-officiers supplémentaires ont été recrutés en 2016, on a lancé le renouvellement des véhicules (3000). On a obtenu des moyens en armement, en matériel de protection… n’importe quelle patrouille peut être confrontée à une menace majeure.

Evolutions :

Les nouvelles techniques : la mise en place de Neogend sera généralisée en 2017, chaque personnel sera doté d’une tablette individuelle.  Ceci est le résultat d’investissements depuis des années.

Le maillage territorial : on a supprimé des brigades. Depuis 10 ans, 500 ont disparu. Si on continue, on créera des « déserts de sécurité ». On va modifier cela, diminuer les missions des petites brigades, les limiter au contact et au renseignement. Il faut retrouver l’ADN du gendarme, qui est la proximité. On réfléchit par ailleurs sur l’idée de créer des « brigades numériques », ouvertes 24h/24. Le gendarme de brigade reviendra sur le « fondamental » de son métier. Il faut remettre le gendarme dans la population.

On pense également à créer un centre de formation à la sécurité publique, pour une « remise à niveau » d’une semaine tous les 5/6 ans.

On va continuer à travailler avec les camarades de la police nationale, cependant on est arrivé « au bout » de la mutualisation. Il faut conserver nos individualités. Nous travaillons également avec la direction de la sécurité civile pour trouver des complémentarités utiles à la population.

La directive européenne du temps de travail (11h de repos par 24h, 48h maxi par semaine) conduit à une dégradation du temps de travail. C’est antinomique avec une mobilisation pour lutter contre le terrorisme. L’objectif du gendarme est de s’engager dans sa mission.

Le directeur général conclut son exposé en remerciant RESGEND pour son engagement qui va « au-delà de la réserve ».

L’assemblée générale se termine sur cet exposé du directeur général.

Le président de RESGEND remercie les autorités  présentes ainsi que les adhérents dont certains sont venus de fort loin. Il espère que l’assistance a retiré un enrichissement personnel des connaissances dispensées par les intervenants et convie chacun à échanger de manière informelle le verre à la main lors du cocktail offert grâce au soutien de l’AGPM (chèque remis par le général CHOPIN).

                                                                                                                             Colonel (h) SOBOL Jean-Pierre.



 P.S.: les photos prises durant l'assemblée sont en ligne.
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vendredi 18 novembre 2016

DE L'ACTION SOCIALE...


RESGEND AU « GRAND DEBAT » DE TEGO.

Resgend, partenaire de l’AGPM (Association générale de prévoyance des militaires), était présente en la personne de son président le 16 Novembre à paris au « grand débat » de TEGO.

De quoi s’agit-il ?

TEGO est une fédération, créée par l’AGPM et le GPMA, qui a pour but de faire évoluer, en concertation avec les populations concernées, l’offre de protection sociale au profit des populations des forces de défense et de sécurité.

Le texte qui suit provenant des notes prises durant les exposés, l’indulgence des lecteurs acceptera d’en tenir compte et en excusera l’aspect « décousu »….

D’abord, constatations :

_La santé influe directement sur la capacité opérationnelle,

_Le militaire expose sa santé, y compris psychologique,

_Le but est de reconduire le blessé vers son état antérieur.

Malgré les avancées de l’état, l’action des associations reste importante et utile.

Le problème du « hors service » est posé. Les conséquences correspondent aux réalités du besoin. Ainsi sur les sept cent orphelins suivis par l’ADO (association pour le développement des œuvres d’entraide dans l’armée, œuvre aussi pour la réserve),  80% sont orphelins suite au « hors service » (maladie, suicides…). Le tiers est en situation précaire (seuil de pauvreté). Seulement 5% peuvent suivre des études supérieures !

Dans la police, la politique sociale (logement, restauration, médecine du travail…)est gérée par une sous-direction. Les blessés ou décédés (une douzaine par an) étaient gérés au cas par cas.

La violence des contacts et le terrorisme ont changé le contexte. La police a beaucoup à appren,dre des procédures et des techniques des militaires. Le partage de l’information est devenu absolument essentiel et doit être développé.

Les cellules d’aide aux blessés ( trois armées) ont pour mission l’accompagnement : identifier les besoins (blessés, familles…). Elles ont été créées en 1993, tout particulièrement pour les blessés en service. Plusieurs associations soutiennent ces actions. Le nombre de blessés psychologiques pose problème.

L’ADOSM (association pour le développement des œuvres sociales de la Marine), créée en 1939, soutient les orphelins et les familles. La moitié des jeunes  effectue des études supérieures.

L’aide est nécessaire dans la durée, alors que le MINDEF (ministère de la Défense) aide dans l’urgence. L’ADOSM emploie des assistantes sociales salariées, c’est une particularité.

Urgence, durée, conseil, présence.

Pour la gendarmerie, l’action sociale relève du MINDEF. Le bureau de l’action sociale travaille avec la cellule d’aide aux blessés. La fondation « maison de la gendarmerie », fondée en 1944, s’adresse à l’ensemble des personnels : militaires, civils, retraités… Son financement est assuré essentiellement par les gendarmes eux-mêmes (cotisations mensuelles). L’esprit d’entraide existe. Le bureau et la fondation sont logés  dans la même caserne, ce qui permet une réactivité exceptionnelle.

Les organismes de prévoyance (AGPM, GPMA…) interviennent par les deux chaînes : information et entraide. Il faut savoir que toutes les situations ne sont pas couvertes. L’entraide prend parfois la place de la prévention pour ne négliger personne.

La coordination entre associations et institutionnels sera améliorée et donnera de plus en plus d’effets positifs.

L’ »ANFEM » (association nationale des femmes de militaires) aide par exemple par des achats de mobilier. Des aides financières sont proposées à d’autres associations. La répartition sur tout le territoire facilite une réactivité rapide. L’ANFEM aide et possède des fonds pour l’entraide.

L’information doit circuler verticalement, il faut aller la chercher. Les axes de progression sont la réactivité, la connaissance… améliorer la prise de conscience des gens de ce qui peut être fait pour eux, avoir des veilleurs, des capteurs…

Le général THORETTE conclut en soulignant l’importzance de la pluralité des associations. Pour lui, 1+1 = non 2, mais 3 ou 4 !

Il conclut le débat en proposant des

PRINCIPES D’ACTION DE L’ACCOMPAGNEMENT ET DU SOUTIEN ASSOCIATIF

_Partir d’un besoin avéré et exprimé

_Obéir à des critères d’action

_Ne jamais agir seul

_Inscrire l’action en complémentarité ou en parallèle de l’action institutionnelle

_Ne pas mettre l’action institutionnelle en « porte à faux »

_Créer des conditions de partenariat

_Mettre en place des outils souples d’information mutuelle et de coordination

_Inscrire l’action dans la durée

_Déterminer une stratégie associative d’accompagnement, voire une stratégie collective

_Mettre en place un système souple de bilans et de retours d’expérience.

Une remarque faite sur place au public nombreux par l’auteur de ce compte rendu  en fin d'exposés: l’importance  des effectifs et la spécificité des problèmes des réservistes face à l’état de guerre auquel la France est confronté.

                                                                                             Colonel (h) Jean-Pierre SOBOL
                                                                                                  Président de RESGEND.

mardi 8 novembre 2016

LA REVUE DE RESGEND, "BLEU DEFENSE", EST APPRECIEE.

Chers camarades,
Vous trouverez ci-joint une lettre de félicitations reçue ce jour de monsieur le député
 Jean LASSALLE, un bel encouragement à poursuivre nos efforts pour le "bien du service" !
Amitiés à tous

Le président.





lundi 7 novembre 2016

RESGEND MARCHE EN ALLEMAGNE !

RESGEND MARCHE EN ALLEMAGNE.
C'est grâce à l'infatigable adjudant (ro) Martial GENRE que le fanion de l'équipe RESGEND a flotté sur les terres germaniques lors de la marche de Fulda.
Laissons-lui la parole:
  
Fulda (Fulde en français) est une ville allemande du land de Hesse, située au bord de la rivière Fulda entre Rhön et Vogelsberg. C’est à environ 100 km de Francfort. Elle comptait 64 129 habitants au 31 décembre 2008. L' abbaye bénédictine (fondée en 744) et sa célèbre bibliothèque de manuscrits en ont fait un centre important de la renaissance du savoir de l'époque carolingienne. La ville est restée profondément marquée par son passé religieux. Gardienne du tombeau de saint Boniface, l’« apôtre de l'Allemagne », Fulda a conservé un noyau baroque de palais, de clochers, de portes et balustrades monumentales. Ses nombreux parcs invitent à la promenade.
La marche de Fulda est reconnue par la Bundeswehr comme marche officielle. Elle rassemble tous les ans plus de 4.000 marcheurs venant d'une vingtaine de nations.

ADJ.(ro)Martial GENRE (à G sur la photo, avec un ami marcheur ancien de l'Arme)
 
 

mercredi 2 novembre 2016

LE DIRECTEUR DE LA GENDARMERIE ANNONCE ET EXPLIQUE...

Alors que s’ouvrait l’examen du projet de loi de finances (PLF) pour 2017 à l’Assemblée nationale, mardi 18 octobre, le général Richard Lizurey était auditionné par la Commission de la défense nationale et des forces armées. Le directeur général de la Gendarmerie a dressé le bilan de l’année 2016 et a évoqué les grandes lignes du budget de l’Institution pour 2017.

Voici les principaux points de son intervention :


  • Budget global : « Le budget 2017 est en hausse de 342 millions d’euros en autorisations d’engagement et de 293 millions en crédits de paiement ». Les crédits du programme Gendarmerie s’élèveront en effet, en 2017, à 8,79 milliards d’euros en autorisations d’engagement (en hausse de 4 %, après une hausse de 4,7 % en 2016), et à 8,59 milliards d’euros en crédits de paiement (en hausse de 3,5 % après une hausse de près de 3% en 2016).

  • Effectifs : « 255 postes supplémentaires vont pouvoir être créés » . Parmi eux, 200 viendront renforcer les unités territoriales, 55 seront affectés aux antennes du renseignement territorial (ART). Par ailleurs, 144 effectifs supplémentaires, financés par EDF, iront renforcer les Pelotons spécialisés de protection de la Gendarmerie (PSPG), affectés à la sécurité des centrales nucléaires. En 2016, « les effectifs de la Gendarmerie ont augmenté de plus de 2.300 postes », a fait observer le général Lizurey, ajoutant que cela a permis de créer un escadron de gendarmerie mobile à Rosny-sous-Bois (EGM 20/1) et un cinquième peloton dans 22 EGM. Trois antennes supplémentaires du GIGN sont venues compléter le dispositif d’intervention, porté à six antennes en métropole et une à Mayotte. 50 Psig Sabre ont été créés en 2016, 50 autres le seront en 2017. 583 personnels sont venus renforcer les brigades territoriales, notamment dans les zones frontalières. Enfin, 7.000 gendarmes adjoints volontaires ont été recrutés.

  • Temps de travail : Menacée par des actions en justice, la Gendarmerie a dû retirer son instruction sur le temps de travail pour respecter la directive européenne 2003/88/CE. Un nouveau texte a été élaboré qui est entré en vigueur au 1er septembre. La mise en place de 11 heures de repos physiologique journalier par tranche de 24 heures est « d’une difficulté sans nom » a affirmé le général qui fait état d’une baisse de la capacité opérationnelle de la gendarmerie qu’il estime entre 3% et 5% de temps de service en moins, soit « 3.000 à 5.000 équivalents temps plein (ETP) ». Le DGGN précise que cette instruction temporaire n’est toujours pas en conformité avec la partie du texte européen qui impose une durée maximale de 48 heures de travail hebdomadaire. En effet, cela implique que « quand on assure une garde à vue de 96 heures on a quinze jours de repos ensuite », a-t-il déploré, estimant la directive européenne « un peu à contre courant au moment où nous devons tous nous mobiliser contre le terrorisme ».
    • Brigades et proximité : En 2017, le Directeur général entend mettre l’accent sur les brigades territoriales, les « briques de base » de la Gendarmerie. Il souhaite leur confier une mission unique : aller à la rencontre de la population et des élus. « Une brigade classique aujourd’hui a la totalité du spectre missionnel : police de la route, police judiciaire, police administrative…, ainsi que toutes les charges administratives liées au fonctionnement d’une brigade. L’idée serait de retirer toutes ces missions, ou une grande partie, à certaines brigades pour leur donner du temps. Tout ce qui consomme du temps à la caserne a vocation soit à ne plus être fait, soit à être fait par quelqu’un d’autre, une unité spécialisée comme une unité de recherche pour la PJ, une unité motorisée pour la sécurité routière,…», a expliqué le général Lizurey.
    • Formation : Le DG a également fait état de l’ouverture d’une nouvelle école à Dijon sur l’emprise de l’ancienne base aérienne 102. La première compagnie d’élèves gendarmes, composée de 124 élèves, a intégré l’école en octobre. La formation en école est réduite à six mois pour les anciens militaires et à huit mois pour les personnes venues du civil.
    • Equipements : « 3.000 véhicules ont pu être commandés en 2016 » a rapporté le général. La tendance est la même pour 2017 avec un budget de 65 millions d’euros. 50.000 tablettes numériques ont été commandées dans le cadre de la mise en place du dispositif NeoGend. Les commandes de tablettes numériques font l’objet d’un programme commun à la Gendarmerie et à la Police. Les Psig Sabre ont été dotés de moyens de protection supplémentaires – casques et boucliers balistiques –, d’un armement – le fusil HK G36, et de véhicules Sharan.
    • Logements :  Le plan d’urgence pour l’immobilier, lancé il y a deux ans, a permis de consacrer 70 millions d’euros de crédits en autorisations d’engagement à des travaux destinés principalement à la mise aux normes des infrastructures immobilières et à la réfection de logements. 5.000 logements ont été refaits en 2016, 4.000 réfections sont prévues en 2017. « C’est un signe, envoyé au plus grand nombre possible d’unités, de l’effort que nous consentons pour les gendarmes et leurs familles », a soutenu le Directeur général.
    • Garde nationale : « L’année 2017 sera marquée par la montée en puissance de la réserve opérationnelle », a souligné le général Lizurey. Dans le cadre de la Garde nationale – regroupant les réserves de la Gendarmerie, de la Police et des armées – les réservistes de la Gendarmerie, aujourd’hui au nombre de 28.500, doivent atteindre les 40.000 d’ici à fin 2018. 4.000 réservistes de la Gendarmerie pourraient ainsi être déployés chaque jour d’ici à fin 2018. Un commandement aux réserves de la Gendarmerie a été créé le 1er novembre. Il remplace la délégation aux réserves.
      • Renseignement : 29 cellules d’observation et de surveillance ont été créées en 2016.  Composées de personnels qui agissent en civil, ces unités sont chargées de contribuer à la recherche du renseignement. Le général a expliqué que l’entrée en vigueur de la loi du 24 juillet 2015 sur le renseignement, a permis de confier à la Gendarmerie des capacités nouvelles : investigations grâces aux Imsi-catchers (valises permettant d’intercepter toutes les communications dans un endroit précis) et moyens d’intrusion électronique.
 
 
 
 
 

jeudi 13 octobre 2016

RESGEND INTEGRE "L'ENTENTE DES ASSOCIATIONS GENDARMERIE"

Chers camarades,
Le 31 Mars 2016, les associations choisies par la Gendarmerie étaient conviées à signer la "charte des associations" préparée par la Direction.
Resgend a participé à cette séance de signatures.
A cette occasion fut créée une "Entente des associations gendarmerie" auprès de laquelle Resgend fit acte de candidature.
Celle-ci vient d'être acceptée, aussi votre association pourra désormais être encore plus utile à l'Institution en illustrant une fois de plus sa devise:
                                                                    "Au service de tous pour le bien du service".

Colonel (h) Jean-Pierre SOBOL
Président.

mercredi 21 septembre 2016

INTERVIEW DU DIRECTEUR GENERAL....


Bonjour à tous, pour le site ci-dessous le lien (clic droit puis ouvrir le lien)  pour arriver à une interview remarquable par le "Parisien" du général d'armée Richard LIZUREY, DGGN.



RESGEND, toujours première sur l'info des réservistes !





                                                            Photo: RESGEND, 08/2016.

mardi 19 juillet 2016

RESGEND: ENTRETIEN AVEC LES HAUTES AUTORITES.



C' est le 18 Juillet à 16h que les présidents des deux associations de réservistes Resgend et Anorgend ont été reçus place Beauvau par le Directeur général de la gendarmerie, le Major général et le délégué aux réserves.
L'exposé des autorités destiné à être porté à la connaissance des réservistes opérationnels est le suivant:
La réserve de la gendarmerie fait référence. Elle "tourne", est fédérée, et monte en puissance en permanence.
Il est prévu de monter à 3.000 personnels/jour en mission dés à présent, pour arriver à 4.000 à la fin du mois de Juillet.
Les pouvoirs politiques "suivent" cette évolution positive.
La situation lourde de menaces a fourni "l'appui" pour expliciter, valoriser, susciter l'adhésion générale à la réserve.
Le but à atteindre est de passer de 30.000 à 40.000 personnels en 2018.
Dans un an, 25.000 diplômés APJA seront prêts.
La réserve de la gendarmerie est "en pointe". En faire partie est significatif pour chacun.
Les progrès sont là. Ainsi, par exemple, la carte professionnelle électronique arrive sur le terrain.
De nouvelles missions, liées au contexte, arriveront dans le cadre d'une participation de la gendarmerie à l'effort commun.
De manière stratégique, la réserve de la gendarmerie est désormais positionnée de façon haute et "sans retour".
Il faut savoir que face aux attentats, la seule réponse actuellement possible est la réserve de la gendarmerie.
La question est posée de l'anonymat des réservistes dans le cadre des reportages, le souci est qu'il faut "humaniser" le réserviste montré, sans donner trop d'informations précises sur l'identité durant le reportage.
De même, le déplacement en tenue hors service est à proscrire par sécurité.
En conclusion, les crises successives ont affirmé la place de la gendarmerie dans le domaine de la sécurité intérieure, et sa réserve est  "sous les projecteurs".

COL.(h) Jean-Pierre SOBOL.


jeudi 30 juin 2016

MARCHE DE BERNE 2016



MARCHE DE BERNE 2016